Le Ballon d’Or 2025 a couronné Ousmane Dembélé, plébiscité par une large majorité des jurés. Pourtant, comme chaque année, certains votes dévoilés par France Football suscitent surprise, incompréhension, voire polémique. Entre le choix inattendu de Scott McTominay en première position et les votes teintés de fibre nationale, le scrutin révèle les subtilités – et les incohérences – qui accompagnent l’élection du meilleur joueur du monde.
Dembélé largement plébiscité, mais pas par tous
Ousmane Dembélé a été placé numéro 1 par 73 des 100 jurés. Une preuve éclatante de sa domination et de sa reconnaissance internationale. Mieux encore, « Dembouz » n’est jamais descendu au-delà de la cinquième place dans aucun des bulletins. Mais certains journalistes ont choisi d’aller à contre-courant.
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Au Mozambique, par exemple, le votant Almiro Santos n’a accordé que la cinquième place à l’attaquant du PSG. De son côté, le représentant de Domingo a préféré placer Kylian Mbappé en tête de son classement, devant Mohamed Salah et le jeune Lamine Yamal. Le capitaine des Bleus, pourtant en difficulté lors de sa première saison au Real Madrid, a visiblement marqué certains esprits.

La fibre nationale, un poids toujours présent
Comme souvent, les votes révèlent une dimension patriotique. Le journaliste marocain a ainsi propulsé Achraf Hakimi en tête de son classement. Même choix du côté du Gabon et de la Belgique. Pour la Géorgie, le numéro 1 s’appelle Khvicha Kvaratskhelia, star du Napoli. En Égypte, pas de surprise : Mohamed Salah reste le choix du cœur.
Cette tendance n’a rien de nouveau : la proximité culturelle ou nationale influence régulièrement les votes. Mais en 2025, certains choix apparaissent encore plus marqués, au point de susciter des débats sur l’objectivité réelle du scrutin.
Le cas McTominay, la surprise écossaise
Le vote le plus surprenant reste sans doute celui du journaliste écossais John Greechan (Edinburgh Evening News), qui a désigné Scott McTominay comme le meilleur joueur du monde. L’ancien de Manchester United, transféré à Naples, a effectivement contribué au sacre des Napolitains en Serie A. Il a même été cité 13 fois dans le Top 10 des votants.
Mais le voir surpasser Dembélé, Mbappé ou encore Lamine Yamal laisse perplexe. Ce choix symbolise parfaitement les décalages qui existent parfois entre performances objectives et sensibilités nationales ou personnelles.
Désiré Doué, la pépite française remarquée
Le vote du journaliste serbe Zoran Stojadinovic illustre une autre tendance : la reconnaissance des jeunes talents. Dans son classement, trois Français apparaissent dans le Top 4 : Ousmane Dembélé en tête, Kylian Mbappé juste derrière, et le jeune Désiré Doué en quatrième position. Auteur d’une saison étincelante avec le PSG, le milieu offensif confirme qu’il est désormais considéré comme l’un des grands espoirs du football européen.
Hakimi, une déception malgré son éclat
Beaucoup s’attendaient à un vote massif de l’Afrique en faveur d’Achraf Hakimi, impérial avec le PSG et ouvertement candidat au Ballon d’Or. Pourtant, la réalité fut plus nuancée. Hormis les votes du Maroc, du Gabon et de la Belgique, Hakimi n’a pas été placé en tête par les journalistes africains. Résultat : une sixième place finale, bien en deçà de ses ambitions et de son niveau de performance.
Entre subjectivité et reconnaissance collective
Le scrutin du Ballon d’Or 2025 illustre une nouvelle fois les paradoxes de cette récompense : à la fois mesure universelle de l’excellence et reflet des subjectivités nationales. Si Ousmane Dembélé n’a souffert d’aucune contestation majeure dans sa quête du trophée, les choix de certains votants rappellent que cette distinction, plus que jamais, dépasse le terrain. Elle devient aussi une affaire d’identités, de perceptions et parfois même de stratégies symboliques.
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