À Lomé, une récente opération des forces de sécurité a profondément bouleversé les habitudes de la prostitution dans le quartier d’Adidogomé, notamment sur l’axe Adidogomé Douane – Avédji. Une patrouille menée durant une semaine a conduit à l’arrestation de plusieurs travailleuses du sexe qui occupaient régulièrement ce tronçon très fréquenté la nuit.
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Depuis quelques jours, le constat est frappant : peu de motos, rares véhicules, et presque plus de piétons en quête de rencontres nocturnes. Le quartier, autrefois animé à la tombée de la nuit, a retrouvé un calme inhabituel.
Une patrouille qui disperse les travailleuses du sexe
Selon le confrère Togopost, cette accalmie fait suite à une rafle opérée par les forces de sécurité dans la zone. Plusieurs travailleuses du sexe ont été interpellées puis conduites au commissariat de Djidjolé.
Parmi elles figure Yvette (nom d’emprunt), une jeune femme de 22 ans, bien connue sur l’axe Adidogomé Douane – Avédji, où elle exerçait quotidiennement.
Quatre jours au commissariat de Djidjolé
Interpellée avec trois autres jeunes femmes, Yvette a passé quatre jours en détention au commissariat de Djidjolé avant d’être relâchée.
« Les soldats m’ont arrêtée avec trois autres copines durant la semaine passée. Ils nous ont amenées au commissariat de Djidjolé. C’est seulement aujourd’hui, samedi 24 janvier 2026, qu’on nous a relâchées. On a fait quatre jours au commissariat de Djidjolé », a-t-elle confié au confrère Togopost.
Des travaux imposés, sans violences
« Arrivées au commissariat de Djidjolé, les policiers ne nous ont pas frappées ni torturées. Ils nous envoyaient faire des achats pour eux ou exécuter certains travaux pendant les quatre jours. Ils n’ont même pas demandé à coucher avec nous », explique Yvette.
Avant leur libération, chacune d’elles a dû verser 10 000 francs CFA.
Une mesure dissuasive… aux effets limités
L’objectif affiché de cette rafle était de décourager la prostitution dans la zone. Toutefois, l’efficacité de la mesure semble relative. À peine libérée, Yvette est retournée sur les lieux mêmes de son arrestation pour reprendre son activité.
« Moi, c’est l’argent que je veux », lâche-t-elle sans détour.
Un constat qui relance le débat sur les réponses sécuritaires face à la prostitution, et sur l’absence de solutions sociales durables pour les jeunes femmes concernées.#Prostitution
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Source : Togopost
