À quelques jours du quart de finale très attendu de la Coupe d’Afrique des Nations, les préparatifs de la sélection nigériane ont été perturbés par un différend salarial. Les joueurs des Super Eagles ont menacé de boycotter l’entraînement ainsi que leur déplacement à Marrakech, en raison de primes impayées, jetant un voile d’incertitude sur leur rencontre face à l’Algérie prévue samedi.
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Une fronde des joueurs à la veille du quart de finale
Selon des sources concordantes citées par ESPN, les joueurs nigérians ont informé les responsables de l’équipe, mardi soir, de leur intention de ne pas s’entraîner ni voyager tant que la situation financière ne serait pas clarifiée. En cause : le non-versement des primes de victoire de quatre matchs disputés depuis le début du tournoi.
Les rencontres concernées incluent les succès en phase de groupes face à la Tanzanie, la Tunisie et l’Ouganda, ainsi que la victoire en huitièmes de finale contre le Mozambique.
Des primes impayées au cœur de la discorde
Pour les joueurs, ces primes représentent une reconnaissance légitime de leurs performances et de leur engagement sur le terrain. Le retard de paiement a donc été perçu comme un manque de considération, alimentant la frustration au sein du vestiaire à un moment clé de la compétition.
Cette situation rappelle une problématique récurrente dans le football africain, où les questions de primes et de gestion financière viennent parfois perturber la concentration sportive.
La Fédération annonce un dénouement rapide
Face à la montée de la tension, le président de la Fédération nigériane de football (NFF), Ibrahim Musa Gusau, est rapidement monté au créneau pour rassurer l’opinion publique. Joint par ESPN, il a assuré que le différend avait été réglé.
« On a montré aux joueurs les documents attestant que leurs paiements avaient été traités, et ils se sont entraînés aujourd’hui, donc il n’y a aucun problème de ce côté-là », a-t-il déclaré.
Selon ses propos, la reprise des entraînements confirme un retour au calme au sein de l’équipe.
Un incident clos, mais une préparation fragilisée ?
Si la crise semble avoir été désamorcée, cet épisode laisse néanmoins des interrogations sur l’impact psychologique de ces tensions internes à la veille d’un match décisif. Face à une Algérie réputée solide et ambitieuse, les Super Eagles devront rapidement se recentrer sur l’enjeu sportif.
L’information sur ce différend a été initialement révélée par le journaliste Oluwashina Okeleji de la BBC, avant d’être confirmée par plusieurs sources proches de la sélection nigériane.
Cap désormais sur le terrain
Avec la question des primes officiellement réglée, le Nigeria peut désormais se concentrer pleinement sur son quart de finale. Reste à savoir si cette alerte sans lendemain n’aura pas laissé des traces dans la préparation d’un match qui s’annonce crucial pour la suite de la CAN.
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