Dimanche soir au Groupama Stadium, l’Olympique de Marseille a de nouveau sombré face à l’Olympique Lyonnais (1-0). Symbole de cette soirée ratée : Leonardo Balerdi, défenseur central argentin de 26 ans, malheureux buteur contre son camp et impliqué dans l’expulsion de CJ Egan-Riley. Pour les supporters, ce nouvel épisode n’est qu’un rappel des errements défensifs récurrents de l’ancien joueur du Borussia Dortmund.
Depuis le début de la saison 2025-2026, l’OM a déjà encaissé quatre buts en trois matchs, dont deux directement imputables à Balerdi : celui de Ludovic Blas face à Rennes et celui inscrit contre son camp à Lyon. S’y ajoutent des responsabilités sur d’autres phases défensives, notamment le but de Moses Simon face au PFC. En seulement trois semaines de compétition, le constat est alarmant.
Cinq ans à Marseille et toujours les mêmes défauts
Arrivé à 20 ans sur la Canebière, Balerdi s’est imposé au fil des saisons, devenant un titulaire régulier et même capitaine à l’occasion. Pourtant, après cinq années au club, ses lacunes persistent : fébrilité dans les grands rendez-vous, difficultés dans la lecture du jeu et erreurs de concentration trop fréquentes.
Avec ses 8 sélections en équipe d’Argentine, il incarne à la fois une réussite de la post-formation marseillaise et une certaine stagnation. Sa valeur marchande, estimée autour de 20 millions d’euros depuis trois ans selon Transfermarkt, illustre cette ambivalence : trop cher pour les clubs de second plan, pas assez fiable pour séduire une écurie de premier rang. Résultat : Balerdi reste à Marseille, un joueur ni totalement indiscutable ni véritablement transférable.
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Le problème est-il vraiment Balerdi ?
Si Balerdi concentre aujourd’hui les critiques, il n’est peut-être que le reflet d’un malaise plus profond. Roberto De Zerbi, entraîneur réputé pour son jeu offensif, peine à trouver un équilibre défensif. Ses consignes répétées de jouer haut exposent constamment l’arrière-garde phocéenne à la profondeur adverse. Dimanche, encore une fois, ce choix tactique s’est révélé désastreux.
La saison dernière déjà, l’OM s’était souvent fait punir en tentant de tendre le piège du hors-jeu. Cette année, le scénario se répète. Mauvaises consignes ou mauvaise application ? La frontière est mince. Mais une chose est sûre : la responsabilité ne repose pas uniquement sur les épaules de Balerdi.
La Ligue des champions en ligne de mire
À l’aube d’une nouvelle campagne de Ligue des champions, les interrogations sont nombreuses. Avec seulement 10 matchs de C1 disputés dans sa carrière et un bilan mitigé, Balerdi incarne les incertitudes de l’OM. Peut-il porter la défense phocéenne face aux cadors européens ?
Le recrutement de Nayef Aguerd pourrait rebattre les cartes et offrir une concurrence bienvenue. Mais au-delà des individualités, c’est tout le système défensif de Roberto De Zerbi qui devra être révisé. Sans cela, l’OM risque de connaître de nouvelles désillusions sur la scène européenne.
Conclusion : symbole ou responsable ?
Leonardo Balerdi est-il le véritable problème de l’OM ou simplement le bouc émissaire d’une équipe en manque de repères ? Certes, ses erreurs sont flagrantes et coûteuses, mais elles mettent surtout en lumière les limites d’un projet de jeu encore bancal.
En définitive, l’OM ne pourra pas se contenter de pointer du doigt un seul joueur. Si De Zerbi et ses hommes ne trouvent pas rapidement des solutions collectives, la saison 2025-2026 pourrait vite tourner au cauchemar, en Ligue 1 comme en Ligue des champions.
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