Éliminatoires Coupe du Monde 2026 – France : Dembélé et Konaté incertains, Deschamps sur le fil.

Le sprint des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026 débute dans l’incertitude pour l’équipe de France. Réunis ce lundi à Clairefontaine, les hommes de Didier Deschamps préparent leurs deux prochains rendez-vous contre l’Ukraine et l’Islande. Mais le groupe est déjà marqué par des doutes physiques : Ousmane Dembélé (cuisse gauche) et Ibrahima Konaté (jambe droite) sont incertains.

Les deux joueurs, bien présents en Île-de-France, doivent passer des examens médicaux sous la supervision du docteur Franck Le Gall. Le sélectionneur, prudent, espère éviter de nouveaux forfaits après avoir déjà remplacé William Saliba et Rayan Cherki, blessés, par Benjamin Pavard et le jeune Hugo Ekitike, convoqué pour la première fois.

« J’espère ne pas être amené à faire d’autres changements », a glissé Deschamps devant la presse, conscient que la fragilité de certains cadres pourrait perturber ses plans.

Rabiot entre Clairefontaine et Milan

Autre sujet d’attention : Adrien Rabiot. Attendu avec un léger retard, le milieu de terrain règle les derniers détails de son transfert à l’AC Milan, après une séparation houleuse avec l’Olympique de Marseille. Écarté du groupe phocéen suite à une altercation, il a passé sa visite médicale lundi avant de rejoindre ses coéquipiers en soirée.

Deschamps a tenté de dédramatiser la situation : « Adrien va trouver une porte de sortie, c’est l’essentiel. » Malgré ce contretemps, le sélectionneur compte bien intégrer rapidement son milieu de terrain dans les schémas de jeu.

Un groupe diminué mais favori

Privée de plusieurs titulaires potentiels, l’équipe de France conserve néanmoins son statut de grande favorite du groupe D. Finalistes des deux dernières Coupes du monde, les Bleus possèdent une profondeur de banc enviable. Mais Deschamps met en garde contre tout excès de confiance :

« Ce n’est jamais une formalité de se qualifier. La qualification, il faut aller la chercher. Je l’ai dit en juin, et je le répéterai aux joueurs », a insisté le technicien.

Avec six matchs en seulement deux mois, la marge d’erreur est faible. Seule la première place assure une qualification directe, tandis que la deuxième enverrait les Bleus en barrages. En cas de faux pas, leur place au Final Four de la Ligue des nations pourrait servir de filet de sécurité, mais Deschamps ne veut pas en faire un plan B.

L’Ukraine, premier test majeur

Le calendrier ne fait aucun cadeau : les Bleus débuteront vendredi face à l’Ukraine, adversaire le plus solide du groupe. Puis ils affronteront l’Islande au Parc des Princes le 9 septembre, avant de croiser la route de l’Azerbaïdjan.

« Avec tout le respect que j’ai pour l’Islande et l’Azerbaïdjan, l’Ukraine est l’adversaire le plus costaud. Et on le joue d’entrée », a reconnu Deschamps, conscient que ce premier duel pourrait orienter toute la campagne.

L’entraîneur attend de ses joueurs une concentration maximale, rappelant le faux départ de septembre 2024, marqué par une défaite inaugurale en Ligue des nations face à l’Italie (1-3).

Vers un jeu plus offensif

Au-delà des incertitudes, Deschamps veut capitaliser sur la nouvelle identité offensive dessinée ces derniers mois. Le système en 4-2-3-1, travaillé la saison dernière, reste la base de ses choix. Un schéma qui met en valeur la créativité des jeunes talents tricolores.

Parmi eux, Michael Olise (Bayern Munich) s’impose comme l’un des atouts majeurs. « Il peut avoir une influence importante et être décisif », a confié Deschamps, louant sa progression rapide.

Avec un vivier riche en attaquants de qualité, les Bleus abordent ces qualifications avec l’ambition de séduire autant que de gagner.

Deschamps, déterminé jusqu’au bout

Alors que son mandat touche à sa fin – il quittera ses fonctions après le Mondial – Deschamps refuse de s’attarder sur son avenir personnel. « Cela n’a aucune importance pour moi. L’essentiel, c’est la qualification. Je me sens avec la même envie et la même énergie », a-t-il affirmé.

Son message est clair : malgré les blessures et les imprévus, l’objectif reste la première place et une qualification directe. Les prochains jours diront si la France, diminuée mais ambitieuse, peut lancer sa campagne sans accroc.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *